Hôtel « aux Deux Clefs »
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Lundi jour de repos

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Histoire de la Famille Kempf, hôteliers à Metzeral

Historique

Avant la Première Guerre mondiale, Fritz Kempf et sa famille vivaient au « Postgasthaus zur Brücke » sur les rives de la Fecht. Leur propriété comptait une grange qui abritait les diligences et les chevaux. Elle se situait à l’emplacement du bureau de tabac actuel. Au mois d’août 1915, toute la population de Metzeral, qui comptait environ 1200 habitants, fut évacuée et transférée à Colmar à l’abri des combats. A la fin de la guerre, le village de Metzeral était en ruines. Les maisons, toutes détruites, furent reconstruites rapidement grâce aux indemnisations versées par l’Allemagne et c’est ainsi que fut construit l’actuel Hôtel du Pont. Fritz Kempf junior épousa Catherine, fille de Martin Huck, un marchand de fromage de Munster. Il devint maire après la guerre grâce à sa maîtrise du français. Les noces furent célébrées dans une baraque provisoire puisque le village de Metzeral tout entier n’était qu’un champ de ruines. Avant son mariage, Fritz Kempf junior avait travaillé comme cuisinier à Londres, Hambourg, Rotterdam et Paris. Il disposait de vastes connaissances et d’un solide savoir-faire. En 1925, Catherine et Fritz Kempf et leur fils Jean purent enfin quitter leur baraque provisoire et s’installer dans le nouvel Hôtel du Pont. C’est alors que commença une ère de prospérité pour Metzeral, qui vit l’arrivée, en train, de nombreuses familles françaises et allemandes venues se recueillir sur les tombes de leurs fils, frères et pères morts pendant la guerre. Ce tourisme d’après-guerre fut une période florissante pour Metzeral, qui comptait alors huit hôtels-restaurants tournant à plein régime. La joie fit son retour au village, animé par la musique, le chant et la danse sur des airs interprétés sur l’orgue de barbarie automatique. Hélas, la deuxième guerre mondiale marqua la fin de cet essor.  L’Hôtel du Pont fut loué à la famille Obrecht alors que l’héritier de l’hôtel, Jean Kempf, incorporé de force à l’armée allemande en 1942, est fait prisonnier de guerre à Tambov en Russie. Il regagna son village natal en mai 1946 et reprit en main la direction de son hôtel. La famille de la génération suivante fut fondée deux ans plus tard, lorsqu’en 1948 Jean Kempf épousa la jeune Jeanne Schickel, neuvième d’une famille paysanne de onze enfants. Sa famille habitait le village et exploitait plusieurs fermes d’alpage dont deux sont restées des propriétés familiales jusqu’à ce jour (2013) – le « Huss » et le « Hahnenbrunnen ». Jeanne, réputée pour sa beauté, devint chef de cuisine et proposait une bonne cuisine traditionnelle. Au menu figuraient, en tête de liste, la tourte et le pot-au-feu, la truite de lac produite par la famille Schmitt, le fromage de Munster fabriqué par ses frères et les tartes aux fruits de la région. En été, la terrasse à l’ombre d’une tonnelle de vigne vierge était toujours occupée. Et en hiver, les skieurs s’arrêtaient au restaurant sur le chemin du retour ou prenaient des forces avant de monter sur les sommets du Gaschney ou du Schnepfenried. Souvent, le train attendait les derniers retardataires qui terminaient leur vin chaud avant de parcourir en chancelant le court trajet jusqu’à la gare.   En 1951, dans la ferme de Martin Huck, naquit enfin l’héritier tant attendu. Et c’est avant tout là qu’il grandit car ses parents n’avaient pas le temps de s’occuper de lui. Fort heureusement, l’arrière-grand-père est disponible et lui transmet l’amour du pays et ses connaissances du terroir et de ses richesses. Après sa scolarité,  conformément à sa vocation,  Jean-Martin fit un apprentissage de cuisinier aux Trois –Epis. Ces quatre années furent suivies d’un engagement de deux ans à l’Auberge de l’Ill auprès du chef Paul Haeberlein.

En 1970, il fut rappelé à Metzeral par ses parents, qui avaient besoin de son soutien et en 1973, il épousa son grand amour, Josette Bourseau, une Parisienne. Elle fut d’une aide précieuse à ses côtés et lui donna un fils, Frédéric, qui naquit en 1976. Quelle joie de savoir que la succession était assurée ! A l’âge de cinq ans déjà, le garçonnet se tenait à côté de son père, en cuisine, et c’est là que s’éveilla sa passion. Il y passait tout son temps libre. A seize ans, il commença sa formation à l’école hôtelière de Strasbourg, diplômé trois ans plus tard du CAP, BEP puis par un BTH, réussites qui firent la joie et la fierté de ses parents. Il fallait maintenant songer à l’application pratique des connaissances ainsi acquises. Ainsi, Frédéric devint commis de cuisine à la fameuse Auberge de l’Ill à Illhaeusern avant de passer au restaurant à « Scharzer Adler » Oberbergen en Allemagne. Puis, il fut chef de partie au Grand Hôtel du Parc à Villars-sur-Ollon en Suisse. Un nouveau défi l’attendait en mai 1997, lorsqu’il prit en main les destinées de l’Hôtel aux deux Clefs à Metzeral, tout juste âgé de 21 ans. En juillet 1997 fut ouvert le restaurant « Les Clarines d’Argent » alors que sa future épouse, Séverine Zimmermann de Soultzbach, venait de passer son BTS d’assistante de gestion. Leur mariage fut célébré en l’an 2000, année symbolique qui marqua le tournant du millénaire. Forts de leur amour, les jeunes mariés se mirent à concrétiser leurs projets et réunirent le capital nécessaire pour effectuer des investissements. C’est ainsi que les quinze chambres de l’hôtel furent rénovées en 2001 et que, trois ans plus tard, fut créé un service traiteur sous le nom de « JFK traiteur ». L’année suivante fut celle de l’ouverture d’un centre moderne de mise en forme et spa avec soins. Le bonheur était à son comble à la naissance de Jérémy en 2002. Grâce à lui, la succession était assurée. La joie des parents n’était dépassée que par celle des grands-parents et de l’arrière-grand-mère, Jeanne Kempf. A l’âge de cinq ans, le jeune Jérémy était déjà un véritable mordu de la pêche. Il avait découvert un petit bassin de pêche chez un copain à l’occasion d’une fête d’anniversaire et, à son retour, déclaré à son grand-père : « Moi aussi, j’aimerais bien avoir un petit étang de pêche». Ce souhait fit son chemin dans l’esprit des parents et des grands-parents et pour finir, l’idée fut concrétisée par la réalisation d’un bel étang orné d’un îlot où vivent de petits lapins et trois mascottes ¬– des canards. Un abri permet aux hôtes de passer des moments romantiques au bord de l’eau. Un mini-golf vint s’ajouter trois ans plus tard. Le restaurant fut élargi afin de proposer plus d’espace à nos hôtes. Une nouvelle salle fut aménagée pour le petit-déjeuner et un salon de thé accueille les amateurs de pâtisseries. Pour préserver son équilibre dans une vie bien remplie, le patron, tous les matins à 6h30, au lever du jour, pratique une heure-et-demie de walking en compagnie de son père. Ils parcourent ainsi la belle vallée de Munster. A son retour, il donne un coup de main à son épouse Séverine pour préparer le petit-déjeuner des hôtes. La vie de famille joue un rôle important. Ainsi, les jours de congé, les trois générations Kempf partent dans les Vosges ou dans les Alpes pour reprendre des forces au contact avec la nature. Jérémy, désormais âgé de dix ans, partage avec son père la passion du ski sur les sommets des Vosges ou des Alpes. Pour la jeune famille, les parents et grands-parents sont une véritable bénédiction : Papy et Mamie Pont sont toujours disposés à donner un coup de main, l’arrière-grand-mère Jeanne Kempf, âgée de 86 ans, livre au jeune chef les herbes et les fleurs comestibles (soucis, bourrache, capucines, lavande etc.) qui font l’empreinte d’exclusivité de sa cuisine. Le père de Séverine, Jeannot, s’occupe des espaces verts et la Mamie de Soultzbach livre de délicieux légumes cultivés dans son jardin. Une vraie entreprise familiale au cœur des montagnes vosgiennes ! Et il ne faut jamais oublier de rêver ! La jeune famille metzeraloise rêve de reconstruire l’ancien alpage du Schiessroth qui fut détruit pendant la guerre mais dont les fondations subsistent. Ainsi, il y aura bientôt peut-être, au pied du Hohneck, un refuge accueillant les randonneurs et les amis de la nature. Pour l’instant, ce n’est qu’un rêve, mais qui sait ?